La SAGA des bio-agro carburants. Tirer le fil de l’histoire !

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Par Jean-Claude Flamant, pour la Mission Agrobiosciences
A l’origine, des prémices prometteuses, puis des décisions politiques tardives, avant d’arriver à des mises en cause radicales. Comment en est-on arrivé là ? Y-a-t-il des issues pour les agrocarburants ? C’est tout l’objet de ce nouveau billet de la Mission Agrobiosciences...
Des signes d’intérêtTout d’abord le principe de la « Chimie verte » propose une Valorisation Non Alimentaire (VANA) de l’ensemble des molécules d’une plante (Lire la conférence d’Antoine Gaset, dans le cadre de l’Université des Lycéens). Puis la mise en culture des surfaces en jachères à des fins de production énergétique, demandée par les agriculteurs...
Et des décisions politiques favorables
Des dirigeants agricoles font le lien avec les industriels, les chercheurs et les décideurs politiques, dont particulièrement Jean-Claude Sabin à la tête de l’organisme interprofessionnel des oléagineux (Sofiproteol). Leur ténacité emporte la décision : en 2003, l’Europe prend l’option d’inclure dans les carburants 5,75% de biocarburants à horizon 2010. (Directive 2003/30/CE)...
Des oppositions inédites
Tout est bien qui finit bien ? Eh non ! Car, alors que se met en place courant 2007 tout un dispositif - aides de l’Etat, investissements, pédagogie et communication - des réactions inédites et critiques se manifestent. D’abord, une contestation sur le nom : désormais il faut dire agro carburants et non plus bio carburants, pour désigner ces carburants d’origine agricole, au-delà de la polémique sur la protection du suffixe bio à réserver à l’agriculture
biologique. ...
Le surgissement d’un débat : « Rouler ou manger ? »
Pour compliquer les choses, un retournement de la conjoncture mondiale remet en cause les bases mêmes du calcul économique. Certes, les cours du pétrole s’envolent au-delà du seuil de rentabilité des agrocarburants...
Quelles issues pour les agrocarburants ?
Alors, enterrés les agrocarburants ? Non, car nous ne sommes pas encore au bout de l’histoire... D’autres voies se dessinent. Ainsi, le bureau d’études Solagro propose qu’au lieu de fabriquer du carburant biodiesel à partir de cultures oléagineuses dont les tourteaux sont les sous-produits pour l’alimentation des bétails, on adopte la stratégie inverse : cultiver colza et luzerne en plus grande quantité pour satisfaire les besoins de nos élevages en protéines végétales pour ne plus dépendre d’importations du Brésil et des USA, et considérer l’huile et le biodiesel comme des sous-produits de ces cultures ....
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