Cameroune et les autres...

Publié le par Gabe

Parmi les grands crimes commis par la France aux quatre coins du globe figure un, sans doute le plus scandaleux, prémédité, planifié et exécuté par le Général de Gaulle au tournant des années 60. Au  Rwanda, en Corée du Nord, en Russie (ou ex pays); pourquoi cette mal traitance alors que nous pourrions vivre sans aine, les armes ne devraient pas exister étant donné que nous devrions nous tenir la main et prospérer pour que les pays soient tous égaux, sans compétitivité il y aurait une croissance intelligente de nos continents, moins de haine et bien plus de bonheur dans notre monde... Mais le profit et l'instauration de principe capitaliste avant tous...

2 mars 1960 : massacres au Cameroun
Génocide perpétré en pays bamiléké par une campagne militaire française
Article par: Jacques et le caillou Bamiléké

A l’aube de l’indépendance, des milliers de Camerounais ont été massacrés sous les auspices de la "maffia françafric" de De Gaulle et Foccart.

Le 2 mars 1960, sous la direction de l’armée française, les troupes camerounaises rasent le bourg de Yogandima, massacrant près de 8 000 civils sans armes.

Mais ces effroyables massacres ne sont pas du tout un fait isolé, car depuis 10 ans, l’administration coloniale française fait face à la résistance de l’Union des Populations du Cameroun (UPC) née dans les années 1940. Si l’UPC est présente sur tout le Cameroun, son emprise est très forte en pays Bamiléké. Ce qui est très marquant c’est leur cohésion dans leur refus de se plier au quadrillage, à la discipline de la machinerie coloniale, aux travaux forcés. Ce peuple occupé fait preuve d’une formidable ingéniosité qui se traduit même dans le langage de résistance, où le signifiant sert ainsi à un sens second d’ordre politique.

Charles de Gaulle dépêche alors cinq bataillons d’infanterie, commandés par le général Max Briand, un vétéran des guerres d’Indochine et d’Algérie, surnommé « le Viking », auxquels se rajoutent un escadron de blindés, ainsi qu’un escadron d’hélicoptères et de chasseurs bombardiers T26.L’armée ne fait pas de quartier. Les cadavres sont exposés dans les villages, de même que les têtes des prisonniers qui ont été décapités. Entre février et mars 1960 cent cinquante-six villages bamilékés sont incendiés et rasés. Un bilan méticuleux des destructions de biens publics sera opéré : 116 classes, 3 hôpitaux, 46 dispensaires, 12 stations agricoles, 40 ponts seront détruits. Personne n’a recencé les logements privés détruits ni les récoltes incendiées. Personne n’a pu dénombrer les dizaines de milliers de civils qui ont été massacrés. On ne saura jamais.Quelques exemples de tortures :

Vers trois heures du matin, un camion militaire emmène au cimetière les cadavres. Une équipe de prisonniers les enterre, nus et sanglants, dans un grand trou. Si un des malheureux respire encore, on l’enterre vivant...

Le Bac en ciment : les prisonniers, nus, sont enchaînés accroupis dans des bacs en ciment avec de l’eau glacée jusqu’aux narines, pendant des jours et des jours. Un système perfectionné de fils électriques permet de faire passer des décharges de courant dans l’eau des bacs. Un certain nombre de fois dans la nuit, un des geôliers, "pour s’amuser", met le contact. On entend alors des hurlements de damnés, qui glacent de terreur les habitants loin à la ronde. Les malheureux, dans leurs bacs de ciment, deviennent fous !...

« Ils ont massacré de 300 à 400 000 personnes. Un vrai génocide. Ils ont pratiquement anéanti la race. Sagaies contre armes automatiques. Les Bamilékés n’avaient aucune chance. Les villages avaient été rasés, un peu comme Attila », témoigne le pilote d’hélicoptère Max Bardet. J’appris avec ces phrases le massacre littéralement inouï d’une population camerounaise au tournant des années soixante, dit encore François-Xavier Verschave. Je m’attachai à en savoir davantage. Ce ne fut pas facile, tant la terreur, là-bas, produit encore son effet. Ce n’est pas terminé. »

Jacques et le caillou Bamiléké

 Post Scriptum :
Source :
http://rebellyon.info/article.php3 ?id_article=134
http://www.indigenes-republique.org/spip.php?article753
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Publié dans koafaire

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