|     Mercredi 16 mai -
QUE DE TRES BEAUX FILMS dans le cadre du festival du cinema d'ATTAC du 16-22 Mai 2007 "L'homme malade de son environnement"
09:30 Guerre et paix dans le potager 52mn Jean Yves Collet Un conte original et humoristique sur les aventaures extraordinaires des créatures du potager de la famille Aublanc Fiche, situé au coeur du bocage breton. 14:00 Nausicaä 116mn vostfr 1984 Hayao Miyazaki
Sur cette terre ravagée par la folie des hommes durant les sept jours de feu, une poignée d'humains a survécu. Menacée par une foret toxique, une poignée de survivants attend le salut de la princesse Nausicaa. 16:00 Fast Food Nation Richard Linklater 2006 114mn vostfr 20:00 " Notre pain quotidien " de Nikolaus Geyrhalter 92mn, Sans paroles Les hauts lieux de production industrielle alimentaire du continent censés nous apporter "Notre Pain quotidient"
DEBAT: L'insécurité globale contre la santé des hommes avec : Patrick Viveret (philosophe), ___._._Dominique Belpomme (cancérologue, Président de l'Artac). Modérateur : Hervé Kempf, auteur du livre " Comment les riches détruisent la planète " Il est désormais patent que l'Homme souffre gravement de la mauvaise qualité de son environnement. On hésite à adjoindre encore à ce dernier le qualificatif "naturel". Il est également avéré que les hommes sont responsables de cette dégradation de leur milieu d'existence. L'impact des activités de production et des modes de vie que les hommes se sont choisis ont fini par contaminer gravement les écosystèmes et , par contrecoup, menacer la santé des populations exposées. L'impureté de l'air, la pollution des eaux, les terres cultivables gorgées de pesticides, les sites industriels désaffectés - mais toujours infectés -, les décharges sauvages abandonnées sans ménagements, les incinérateurs d'ordures ménagères rejetant leur dioxine ne sont que quelques exemples de sources d'exposition à de multiples substances toxiques. En ajoutant les effets du réchauffement climatique, le foisonnement des ondes électromagnétiques, les risques nucléaires, les dangers potentiels des nanoparticules et la prolifération des plantes génétiquement modifiées, on peut considérer que nous vivons dans un état d'insécurité environnementale latente. Cette insécurité est globale car nombre de phénomènes qui la produisent ignorent les frontières entre les nations et conjuguent leurs effets destructifs. Cet alarmant constat est à présent dénoncé par de nombreux scientifiques partout où l'on enregistre une nette progression des maladies liées à la toxicité de l'environnement. Ces médecins et chercheurs réclament que l'on bâtisse une "médecine environnementale" à la fois préventive, par la prise en compte sérieuse des risques d'exposition, et curative, par le développement de traitements adaptés à ces nouvelles pathologies. Si quelques pays ont pris de l'avance sur les autres, nulle part cette médecine nouvelle n'existe encore. Il y faudra des budgets de recherche conséquents, une volonté de mesurer vraiment l'impact des nuisances "environnementales" sur la santé humaine, le renoncement de la posture consistant à prendre ces "nouveaux" malades pour des gens atteints de troubles psychologiques, la subordination des intérêts mercantiles à la promotion d'un "bien sanitaire commun". Cependant, il faut énoncer un fait trop souvent passer sous silence : il existe une fracture écologique mondiale. De même que dans chaque nation les pauvres sont plus vulnérables aux risques environnementaux, à l'échelle planétaire les pays pauvres ne sont pas logés à la même enseigne que les pays riches. Combien de produits chimiques interdits dans ces derniers sont massivement utilisés dans l'agriculture ou l'industrie des pays du Sud ? Combien de firmes du Nord profitent de l'absence ou de la faiblesse de la législation des pays en développement pour y produire de manière malpropre ? Pourtant, un paradoxe éclate. Si "les riches détruisent la planète" en préservant leur standing et en méprisant les pauvres, ce sont eux qui ont les moyens de nettoyer l'environnement, de le rendre vivable durablement. Le feront-ils pour eux seuls ?
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