|    Jeudi 17 mai - QUE DE TRES BEAUX FILMS dans le cadre du festival du cinema d'ATTAC du 16-22 Mai 2007 "L'homme malade de son environnement" 14:00 Les routes du silence 51mn Jean Luc Cohen 2005 En prenant l'exemple de l'éventuelle toxicité du bitume ce film tente d'observer et de donner à comprendre les mécanismes de la prévention des maladies professionnelles. Arrêt de tranche - Les trimardeurs du nucléaire Catherine Pozzo Di Borgo 1994 France 55mn
16:00 La bataille de Tchernobyl Thomas Johnson 2005 94mn vostfr 18:00 Soleil Vert Richard Fleisher USA 1973 93mn vostfr En 2022 les hommes ont épuisé les ressources naturelles. Omniprésente et terriblement répressive, la police assure l'ordre. Un polisier va découvrir l'effroyable réalité de cette société inhumaine.
20:00 Pas de pays sans paysans Eve Lamont Canada 2005 90mn Une résistance concommateur-producteur clame qu'il est possible de cultiver et de produire autrement.
DEBAT: la santé n'est pas dans son assiette Un chiffre devrait nous émouvoir : en 2004, 76.000 tonnes de pesticides ont été utilisées pour la production agricole en France. L'agriculture moderne est productiviste et puissamment intégrée. Cela signifie que le niveau des rendements est préféré à la qualité des récoltes. Le "complexe agro-industriel" est fait de relations étroites de dépendance entre les agriculteurs d'une part, les firmes qui leur vendent semences, engrais, pesticides ou jeunes animaux et les firmes qui leur achètent leur production pour la transformer (industries agro-alimentaires) ou les commercialiser (Grande Distribution) d'autre part. Apparemment au cœur du dispositif, les agriculteurs sont en fait ravalés au rang de simples exécutants sans autonomie travaillant selon des critères productifs qu'ils ne décident plus. Les firmes situées en aval de la production agricole exigent notamment du volume et des produits standardisés. La plupart des agriculteurs, souvent fortement endettés par ailleurs, sont pris dans une spirale du "toujours plus grand pour encore moins bon" de laquelle il n'est pas aisé de sortir. À la sortie de ce complexe de l'alimentation calibrée le consommateur tend son assiette. Il n'a pas forcément lu les études qui attestent que nombre de variétés de fruits et légumes issus de ce "modèle" contiennent des résidus de produits chimiques au-dessus des normes autorisées. Lui aussi est pris dans une spirale, une double spirale plus exactement : le "tout prêt à consommer" et l'attrait pour les "plaisirs" autres qu'alimentaires abondamment vantés par la "pub" le détournent de la "bonne" alimentation. Le résultat de ce sacrifice n'est pas mince à l'échelle de la société tout entière : l'obésité - entre autres conséquences néfastes - progresse à grands pas. Si la "mauvaise" alimentation est plus souvent - pour des raisons pécuniaires et d'éducation - le fait des milieux les moins favorisés, on aurait tort de réduire le problème a ce seul constat. La "malbouffe" n'est pas l'apanage du pauvre ! Cependant, il existe désormais des alternatives, au succès grandissant, au "prêt-à-mal-bouffer". Les familles s'organisent en AMAP ou en groupes informels afin de (re)créer des liens directs avec des producteurs désireux de maintenir une agriculture paysanne par laquelle ils maîtrisent la qualité de leur production, préservent l'environnement et proposent un rapport qualité/prix accessible au plus grand nombre. Ce contre-modèle n'est soutenu ni par les pouvoirs publics ni par la PAC. Les paysans en "bio" ne touchent aucune subvention européenne ou nationale. La lutte est apparemment inégale entre les deux systèmes. Pourtant, le consommateur a les moyens de résister : son pouvoir d'achat est un pouvoir d'action. Le premier modèle "prépare" un porc transgénique 40% plus gros qu'un porc dit normal (mais celui-ci mangeant 25% moins de nourriture "industrielle"). Le second modèle préfère le porc fermier élevé dignement et nourri sainement. Le choix nous appartient… |