FSE bientôt la grève !!
1. Préparons la grève nationale contre la loi Sarkozy‑Pécresse !
Comme vous le savez, la loi Pécresse sur l’autonomie des universités a été votée en juillet. Vous pouvez lire notre analyse sur http://www.luttes-etudiantes.com/FSE/pecresse.php ; la FSE mettra le paquet à la rentrée pour informer et mobiliser les étudiants, dans l’unité avec les personnels, dans l’objectif clair d’obtenir l’abrogation de la loi, car celle-ci est gravissime (cf. notre analyse). Même si les cours reprennent en octobre, la FSE ne sera pas inactive pendant le mois de septembre.
Nous vous avons déjà communiqué plusieurs analyses du projet de loi. Nous vous en livrons cette semaine une nouvelle : http://www.wsws.org/francais/News/2007/aout07/160807_privatisation.shtml
1.1 : Les dernières infos sur la loi
Le gouvernement a lancé un site de propagande autour de la loi votée en juillet : le site officiel est http://nouvelleuniversite.gouv.fr
Cf. un article sur site : http://www.boivigny.com/A-nouvelle-rentree,-nouvelle-universite_a371.html
Par ailleurs, on sait que les universités devront (si la loi n’est pas abrogée …) avoir élu leur nouveau conseil d'administration d'ici le 11 août 2008.
« D'ici le 11 février 2008, il y aura un changement de statut, destiné à déterminer la composition et le nombre des membres des nouveaux conseils d'administration (CA) et, d'ici le 11 août, il y aura les élections de nouveaux CA », a affirmé Pécresse à l'AFP à l'issue d'une réunion avec les recteurs.
Un "comité de suivi" de la loi, sous la direction de la ministre, va également être mis en place".
Cf. aussi un article du Monde sur une fondation d’entreprise qui va être créée à l’université Lyon 1 :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-944355@51-917472,0.html
1.4 : Pendant ce temps là, les bureaucrates se préparent … à ne rien faire !
Du côté de l’UNEF, c’est de pire en pire. Après avoir été déjeuner avec Sarkozy (celui-ci tenait à les remercier pour leur sympathique collaboration) en juillet, ils affichent leur intention … de ne surtout pas parler aux étudiants de la loi votée en juillet. L'UNEF annonce une campagne sur le pouvoir d'achat étudiant .... On est désormais habitué à ces petites manœuvres : chaque année, l’UNEF lance une pétition « sociale » quand elle veut faire diversion sur un projet de loi. Soulignons bien entendu que ces pétitions n’ont jamais servi à rien. L’UNEF ne souhaite évidemment pas mobiliser sur la question du pouvoir d’achat étudiant (qui est un vrai problème), mais simplement faire diversion et occuper le terrain …
Du côté du SNESUP (syndicat majoritaire chez les enseignants chercheurs), les bonnes intentions affichées cet été se sont envolées. La direction du SNESUP n’annonce aucun plan de bataille. Elle laisse ses syndiqués se débrouiller alors qu’on sait que notre force réside dans notre capacité à agir tous ensemble au même moment.
Tous ces bureaucrates (directions de l’UNEF, SNESUP, …) viennent de signer un communiqué intersyndical commun pour annoncer qu’ils ne feront rien à la hauteur de la situation. Voilà leurs perspectives : « Dans ce contexte de tensions, les organisations signataires affirment leur volonté de créer les conditions de l’action collective pour une rentrée universitaire offensive. Pour cela, elles entament dès à présent un travail d’information des étudiants et des personnels, et appelleront au plus vite à des initiatives communes (réunions d’informations, assemblées générales, etc...) dans les établissements. ». Que du blabla, rien de concret.
1.5 : Les médias aux ordres décrètent que les étudiants ne se mobiliseront pas !
Pendant ce temps là, les médias claironnent qu’il ne se passera rien dans les facs à la rentrée. Tout le monde est content, circulez, il n’y a rien à voir. Devrions nous informer nos chers journalistes qu’il ne faudrait pas confondre le monde étudiant avec les humeurs de M. Julliard, président de l’UNEF ?
Voici un exemple d’article, paru dans Libération du 23 août
Des universités plus autonomes. La réforme votée cet été ne devrait pas mobiliser les étudiants.
Par Véronique Soulé
La nouvelle loi sur l’autonomie des universités, présentée comme la «plus importante de la législature» par François Fillon, entre en vigueur dès la rentrée. Votée en plein été, elle a suscité de nombreuses critiques notamment des étudiants et des enseignants-chercheurs. Elle ne devrait toutefois pas, dans un premier temps, provoquer de mouvement de mobilisation : après trois mois de pause, les étudiants ont envie de rentrer, et surtout, ils attendent maintenant des gestes sociaux du gouvernement.
« La rentrée universitaire [qui s’étale désormais à partir du 3 septembre jusqu’à début octobre, ndlr] ne devrait pas être différente des autres : les étudiants vont retrouver des amphis décatis et surpeuplés», commente un militant de l’Unef, le principal syndicat étudiant qui avait jugé la loi «inacceptable, la réforme va en effet d’abord se concrétiser au niveau des conseils d’administration, ce qui n’est guère perceptible par la base».
Voté le 1er août, le texte modifie radicalement le fonctionnement des universités : les conseils d’administration, qui pouvaient compter jusqu’à 60 membres, sont réduits de moitié et le président devient le véritable patron. La première étape de la réforme consiste donc à élire ces nouveaux CA, plus resserrés et moins démocratiques, selon ses détracteurs. La seconde étape ne débutera qu’ensuite, en 2008 : les universités devront alors choisir si elles prennent tout de suite une autonomie totale - avec la gestion du personnel, voire de l’immobilier - ou si elles préfèrent aller à petits pas.
L’agenda est désormais social, explique-t-on à l’Unef qui va présenter la semaine prochaine son «panier social», une enquête annuelle sur le niveau de vie des étudiants. La Fage, autre syndicat, est sur la même longueur d’ondes : elle réclame une allocation de rentrée étudiante. Avant l’été, le ministère de l’Enseignement supérieur a annoncé une revalorisation des bourses de 2,5 %. Les syndicats s’en sont félicités, mais ils estiment que l’on ne peut en rester là. La question du logement reste dramatique, avec des places largement insuffisantes en cités universitaires et des loyers inabordables dans le privé. Il y a aussi les étudiants salariés qui risquent de sacrifier leurs études. Le résultat des discussions avec le ministère sur la vie étudiante et la réussite du premier cycle sont donc attendus avec impatience.