Guy Môquet
"Si les salariés veulent gagner plus, ils n'ont qu'à travailler 50 heures par semaine."
Guy Môquet, né le 29 avril 1924 et mort le 22 octobre 1941, est un
militant syndical et communiste célèbre pour être le plus jeune des
vingt-sept otages du Camp de Châteaubriant, fusillé en représailles
après la mort de Karl Hotz (lieutenant-colonel des forces
d'occupation).
Faire lire dans les lycées et collèges, la lettre que Guy Môquet avait
envoyée à sa mère avant d'être fusillé le 22 octobre 1941 avec 26 de
ses camarades serait une bonne chose, à condition que tout soit dit et
replacé dans le contexte de l'époque.
Ce que ne disent ni les médias ni SARKOZY, et ce qu'il est indispensable de savoir.
Qui a établi la liste des fusillés ?
C'est Pierre Pucheu, ministre de l'Intérieur du gouvernement de Pétain.
Qui était Pierre Pucheu ?
Le grand patron des forges françaises qui, dans les années 1930,
finançait les ligues fascistes, les croix de feu, ainsi que la
cagoule, et qui en 1936 au moment de la signature des accords Matignon
disait :
"Si les salariés veulent gagner plus,
ils n'ont qu'à travailler 50 heures par semaine."
Si l'on veut parler de l'histoire, il faut tout dire, c'est pourquoi,
je citerai ci-dessous un extrait d'un article publié dans le journal
de l'Amicale des fusillés de Châteaubriant.
La chose la plus terrible est que la liste des fusillés fut établie
par les français et que c'est un officier qui fit l'appel. On croit
rêver.
Non, justement, celui qui, à travers tout un jeu subtil d'ajouts et de
retraits successifs, choisit des cibles humaines pour les balles
allemandes, celui-là ne rêve pas ; il s'appelle Pierre Pucheu. Il est
ministre de l'intérieur du maréchal Pétain.
Il continue de se conduire en grand commis de la haute finance et,
très logiquement, c'est une majorité de communistes et plus
spécialement de dirigeants syndicaux connus pour leur popularité dont
il saisit l'occasion de se débarrasser.
Nous ne devons pas oublier que Pucheu et ses amis de la haute finance,
disaient et écrivaient :
"Mieux vaut Hitler que le Front populaire"
Car Pucheu, comme le soulignera Fernand Grenier, "sait combien d'années
de luttes quotidiennes sont nécessaires pour former des dirigeants de
fédérations syndicales ouvrières, comme Michels*, Timbaul*,
Poulmarch*, Granet*, Vercrusse*. Le misérable calcul — inscrire ceux-là
en première place des hommes à fusiller —, c'est amputer la classe ouvrière.
Les fusillés des SS vont rendre service à la grande bourgeoisie
française en rayant du monde des vivants les meilleurs de ceux qui la
combattent..."
* Les personnes citées étaient toutes des secrétaires généraux de fédérations
de la CGT.
Le Syndicat CGT Heidelberg France remercie Charles RAMAIN, président
de l'IHS CGT du Rhône (Institut d'Histoire Sociale)
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