Manifeste altermondialistes
Manifeste de La Louvesc
2% des personnes possèdent 50% des richesses mondiales !
Il ne peut y avoir de croissance infinie dans un monde fini !
La croissance n’est pas la solution mais bien le problème.
(l'enchainement de ces trois phrases courtes sont très désagréable à la
lecture, d'autant que la première commence sur un chiffre, sur la forme il
y a vraiment mieux à faire)
Nous détruisons notre milieu naturel, les liens sociaux et les valeurs
humaines.
(je refuse le nous, c'est une catégorie d'humains qui est responsable, pas
tous les humains)
Le système dominant,
(le système dominant c'est trop vague, pourquoi nje pas parler de
capitalisme et d'économie libérale ?)
mondialisé, profondément inégalitaire et destructeur qui nous entraîne
n’est pas le seul possible et imaginable.
(c'est beaucoup trop évident pour être formulé de cette manière)
Nous avons plus de pouvoir d’action que nous ne le croyons. Sortons de la
tristesse de l’impuissance !
(a qui nous adressons nous ? aux 60 millions de français ou aux militants
susceptibles de nous rejoindre et prêts à se battre ? si c'est à des
militants que nous nous adressons, impossible de leur parler comme ça, un
militant à la rage, il n'est pas triste et il sait qu'il a des pouvoirs
d'agir, sinon il ne serait pas militant)
Quelle est notre situation actuelle ?
La majorité de la population mondiale est aujourd’hui poussée à vivre en
ville. Beaucoup d’entre nous croient ne plus avoir d’autres choix ni les
moyens d’éviter les circuits de grande distribution pour subvenir aux
besoins de leur famille.
(les militants savent déjà tout ça, ils ont besoins de mots plus forts)
Manger des produits qui ont déjà fait plusieurs fois le tour du monde
entretient le système de domination alimentaire, social, technique et
écologique, alors que 80% de la population mondiale rurale est en
situation de disette chronique.
Notre vie quotidienne n’est-elle pas colonisée par de pseudo-produits
censés satisfaire de faux besoins et apaiser nos angoisses ?
(banalité)
La société de consommation nous inculque quotidiennement l’acte d’achat
comme équivalent du bonheur.idem
L’acceptation de l’ordre établi, la résignation pour ramasser quelques
miettes ne sont pas une fatalité. Nous sommes capables d’imaginer un monde
solidaire, de partage dans un environnement sain, fondé sur le bien-être
et la dignité de chaque individu.
La société dans laquelle nous vivons est présentée comme seule alternative
par un petit nombre de personnes qui dirigent le monde et orientent nos
choix aux bénéfices exclusifs de leurs propres privilèges. Ils utilisent
pour cela les grands médias, presse, télévision, instituts de sondage,
experts, réseaux de distribution et de répression dont ils sont les
propriétaires.
A cette société dans laquelle la course aux profits monétaires détruit les
grands équilibres écologiques et sociaux, nous répondons : « Assez de
surexploitation ! » et «partage concerté des biens communs !».
A cette société qui développe des politiques chaque jour plus répressives
et sécuritaires, nous répondons «Liberté !».
Libertés de penser, de s’exprimer, d’agir et de se déplacer, égalité de
droits pour toutes et tous, solidarité, justice et fraternité.
A une société qui éloigne chaque jour davantage la population des centres
de décision , nous répondons : débats citoyens et référendum d’initiative
populaire, prises de décisions avec les budgets correspondants, à
l’échelle locale adéquate ( quartiers, communes, agglomérations,
régions…), contrôle des élus et mise en place de réels contre-pouvoirs.
Tout ceci est réalisable si chacun prend en main sa propre vie.
Aux structures politiques dirigées par des élites professionnalisées, nous
opposons une réelle démocratie, une structure non hiérarchisée où les élus
seront contrôlés et révocables, où les mandats seront courts, non
renouvelables et non cumulables.
A un monde où seul le travail aliéné est rémunéré, nous opposons un revenu
garanti pour tous, la sortie du tout monétaire, la sortie du
productivisme, travailler moins pour vivre mieux.
Au modèle économique actuel qui soumet les peuples et la planète à sa loi,
celle des profits monétaires, nous combattons pour les solidarités
sociales, internationales et les équilibres écologiques.
A un monde soumis aux technologies agressives : nucléaire, OGM,
pesticides, nanotechnologies…, nous opposons le principe de précaution.
Aux guerres pour l’appropriation des richesses, nous opposons partage,
paix et respect des peuples.
D’autres sociétés sont possibles. Nous avons l’ambition de les mettre en
œuvre.
Nous nous engageons dans un mouvement de rupture dans lequel nous sommes
souverains pour construire une société digne de l’humanité. Nous ne
partons pas de rien. Des expériences du bien vivre ensemble existent déjà
à travers le monde, et ça marche ! De multiples chantiers sont encore à
inventer, expérimenter, approfondir.
Nous créons un mouvement qui ne sera pas comme les partis.
Un mouvement capable de s’appliquer à lui-même le processus démocratique
qu’il suggère pour la Cité. Un mouvement qui tiendrait plus au contrôle de
tous les pouvoirs (y compris le sien) qu’à son propre pouvoir.
Nous, citoyens réunis à Lalouvesc les 27 et 28 octobre 2007, lançons cet
appel, cette aventure que nous voulons vivante, riche de nos différences,
porteuse d’avenir pour nous et nos enfants.
Nous vous invitons à la partager !
Au grand soir, nous préférons pleins de petits matins.
Notre force sera notre nombre et notre diversité.
Des citoyens du monde
Pour nous rejoindre, écrivez à : manifeste@alterdigue.com
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